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L’état
des TIC en Algérie
Un classement et
des inquiétudes |
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Journal : LIBERTE "le 24
mai 2009" |
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“Dans le
cadre du VIe Med-It 2009, l’accent sera mis sur des axes que
nous considérons prioritaires, tels
que le développement des TIC, notamment l’accès au haut
débit, la e-administration, le lancement du
commerce électronique et la formation en TIC”, affirme le
ministre de la Poste et des TIC |
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L’ouverture du Med-IT 2009 au
Palais de la culture a été rehaussée par l’allocution de M.
Hamid Bessalah, ministre de la Poste et des Technologies de
l’information et de la communication, qui a exposé
l’essentiel du diagnostic de l’état des lieux des TIC en
Algérie et des mesures mises en œuvre afin de répondre aux
carences, grâce notamment au programme e-algérie 2013. Il a
été question d’e-gouvernance, d’e-administration,
d’e-enseignement, etc. Beaucoup d’espoir sont fondés sur le
programme envisagé durant les quatre années à venir. “Il est
peu probable aujourd’hui de trouver une entreprise
performante sans outils TIC”, a énoncé le ministre de la
Poste et des TIC, qui ajoute plus loin : “Il est nécessaire
de développer en amont et en aval l’e-banking,
l’e-investissement, etc., une chaîne et une plate-forme à
promouvoir, développer et déployer, avec la promotion du TPE
(télépaiement électronique). L3ES Tic, c’est aussi la mise
en place de la télémédecine et de l’e-santé, avec tout ce
que cela suppose de gains en temps et sans doute en
souffrances évitées et en vies sauvées. Pour arriver à ce
résultat, il est nécessaire de mettre en place un comité de
pilotage intersectoriel, afin de développer les services en
ligne et que le citoyen puisse accéder à Internet grâce à
une connexion ADSL haut et très haut débit. Grâce à un
réseau de fibre optique ou de câble métallique d’un diamètre
acceptable.” Il faudra, en effet, tenter de rattraper un
retard qui prend de plus en plus l’air d’une fracture. Voici
le mot tabou lâché, le mot redouté et craint qui exige des
mesures énergiques de la part des pouvoirs publics et de
l’ensemble des acteurs des TIC. En effet, l’Algérie se
classe loin (très loin) de la Tunisie voisine, qui est
arrivée, en quelques années, à tirer honorablement son
épingle du grand jeu des TIC. Classement : Algérie 108e (une
régression de 20 places depuis le dernier classement !) et
Tunisie 38e, soit 70 places de mieux, sur un total de 138
pays. Dans l’e-administration, le Grand-Duché du Luxembourg,
s’apercevant qu’il se classait à la 28e place mondiale en
2005, a réagi, d’abord par le biais de ses politiques, ayant
le souci du service public et de leurs administrés, qui ont
décidé d’améliorer ce classement “calamiteux”, en faisant
appel aux experts, en débloquant des budgets et en
s’intéressant surtout à la mise en application des
recommandations : mettre en place un guichet unique en ligne
au service du citoyen. Résultat, en 2008, le “petit”
Luxembourg décrochait la 14e place mondiale. Si l’Algérie
n’est pas à la dernière place, elle n’est pas loin de la
place des cancres. Mais ces derniers temps, il semble que
les pouvoirs publics aient pris conscience de ce lamentable
état de choses qui risque de laisser le pays sur le carreau.
Comme en témoigne l’allocution d’ouverture du ministre de la
Poste et des TIC au Med-It 2009.
“La bataille du numérique et la valorisation du capital
humain sont la base des enjeux de développement économique
et social et de la préparation des pays aux défis de la
globalisation”, énonce d’emblée M. Bessalah. Et d’ajouter
plus loin : “La modernisation de l’économie ne peut faire
l’économie sans la domestication rapide du numérique par
l’ensemble des acteurs économiques et sociaux et sans le
développement du capital intellectuel dont le vecteur-clé
est l’investissement en recherche-développement et
innovation et en éducation-formation.”
“Le programme e-algérie 2013 préconise un plan d’action qui
vise à renforcer les performances de l’économie nationale,
des entreprises et de l’administration, selon le ministre de
la Poste et des TIC. Il vise aussi à l’amélioration des
capacités d’éducation, de recherche et d’innovation, à faire
émerger des grappes industrielles TIC, à accroître
l’attractivité du pays et à améliorer la vie du citoyen en
encourageant la diffusion et l’utilisation des TIC.” Vaste
programme qui s’est donné les premiers moyens en prenant la
température de ce qui se fait ailleurs dans le monde, en
Europe et chez les pays voisins, grâce à la présence de près
de 150 exposants dans les salles du Palais de la culture et
les pavillons du patio. La Tunisie à elle seule a délégué 10
exposants qui font, pour la plupart, dans l’offshoring
(services Tic délocalisés pour le compte de grands donneurs
d’ordre étranger). Ce qui dénote le niveau de savoir-faire
atteint par les frères tunisiens et marocains, eux aussi
présents. L’auditorium du Palais de la culture, avec sa
capacité d’accueil de 500 places et son excellente
acoustique, proposait durant trois jours (lundi, mardi et
mercredi 18-19 et 20-05) un total de 27 conférences animées
par 25 experts de diverses nationalités, alors que des
ateliers d’exposants d’une durée de 20 minutes se
déroulaient sous un chapiteau d’une capacité de 100 places,
sur le patio, soit au total 44 ateliers. Tout n’a pas été
dit durant cette rencontre, mais ne dit-on pas que le début
de la connaissance consiste à reconnaître qu’on ne sait
rien… ou alors si peu de choses. Et cela exige beaucoup
d’humilité et de courage de la part des décideurs. |
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