4ᵉ Édition de la Conférence Africaine des Start-ups : L’Algérie au cœur de l’innovation et de l’économie de la connaissance
La 4ᵉ édition de la Conférence africaine des start-ups s’est déroulée au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal, offrant une plateforme unique aux jeunes talents et aux start-ups algériennes et africaines. Inaugurée par le Premier ministre Sifi Ghrieb, cette conférence a mis en lumière l’Algérie comme hub technologique africain et incubateur d’innovation sur le continent.
Premier jour : Une vitrine pour les start-ups et l’innovation africaine
Dès l’ouverture, le Premier ministre a parcouru les différents stands, saluant l’énergie, la créativité et l’innovation des participants. Plusieurs acteurs clés ont présenté leurs solutions et stratégies :
- Khalid Alhajri, chef du département des projets chez Snoonu (Qatar), a souligné que sa participation constituait une première étape stratégique pour nouer des partenariats locaux et internationaux.
- Seghier Hassan, cofondateur de la start-up Volz, a présenté une solution innovante pour l’achat de billets d’avion, avec comparaison des tarifs de 23 compagnies et livraison à domicile. Volz a également annoncé sa sortie du Algerian Startup Fund et l’arrivée de nouveaux investisseurs, un événement inédit sur le marché algérien.
- Monia Hadj Arab, directrice commerciale de Yassir, a mis en avant l’expansion internationale et la collaboration avec l’écosystème technologique africain, rappelant que Yassir est présent en Tunisie, au Maroc, au Sénégal, en Afrique du Sud, à Dubaï, en Égypte et en France.
- Daniel Fervel Dieuveil Kanda (QUICK Move SN, Congo) a présenté sa solution tout-en-un de déménagement, avec emballage, transport et manutention, et a exprimé son intérêt pour intégrer l’intelligence artificielle dans ses services grâce à l’écosystème algérien.
- Les jeunes start-ups algériennes étaient également à l’honneur : Mohamed Lamine Benchaabane a présenté « Ellema », une application de messagerie instantanée 100 % algérienne, conçue pour sécuriser les échanges numériques et répondre aux besoins spécifiques du pays.
- Larfi Abdelmoumen, responsable R&D chez Cevie Groupe, a insisté sur l’importance de développer des solutions industrielles intégrant l’industrie 4.0 et l’IoT pour améliorer la performance technologique et accélérer l’expansion sur le marché africain.
Deuxième jour : L’économie de la connaissance au centre des discussions
Le deuxième jour a été marqué par l’intervention de Dr Samir Tagzout, directeur de l’Économie de la connaissance au ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-ups et des Micro-entreprises. Il a insisté sur :
- La nécessité de transformer la numérisation, l’innovation et la recherche en actions concrètes et mesurables.
- L’importance de renforcer les chaînes de valeur, la maîtrise des données et la production nationale, pour un impact réel sur le PIB.
- La création de champions technologiques capables de générer de la richesse et de consolider l’écosystème numérique en Algérie et en Afrique.
1Tik : Le réseau social 100 % algérien
Dans ce cadre, Nabil Bourahla a présenté 1Tik, un réseau social algérien conçu pour :
- Protéger les données des citoyens et garantir un espace numérique sécurisé.
- Renforcer la souveraineté numérique de l’Algérie.
- Stimuler l’économie locale en créant des emplois et en accompagnant les start-ups vers la croissance.
- Lutter contre la désinformation et promouvoir un environnement digital sain et sécurisé, adapté aux spécificités algériennes.
Troisième jour : Innovation verte et développement durable
Le troisième jour a été consacré à l’innovation verte et aux solutions durables. Osman Dion, vice-président de la Banque mondiale pour la région MENA, a souligné :
- Le soutien à l’innovation verte et aux chaînes de valeur durables.
- La mise en place de la finance verte et bleue pour mobiliser des investissements à long terme.
- L’importance de la jeunesse, des start-ups et des institutions algériennes pour développer des solutions durables et innovantes sur le continent africain.
« Transformons l’innovation verte en emplois, en résilience et en prospérité durable pour l’Algérie et pour l’Afrique », a-t-il conclu.
L’Algérie : hub technologique et moteur de l’innovation africaine
La 4ᵉ édition de la Conférence africaine des start-ups confirme la position de l’Algérie comme hub technologique sur le continent, offrant un cadre propice à :
- L’innovation numérique et le développement des start-ups.
- Les partenariats internationaux et les échanges technologiques.
- L’investissement et la croissance économique dans le secteur technologique.
- Le renforcement de la souveraineté numérique et de l’écosystème local.
Cette édition illustre l’engagement de l’Algérie à soutenir la transformation digitale, l’innovation et l’économie de la connaissance, tout en positionnant le pays comme acteur clé de la technologie et de l’industrie numérique en Afrique.