Start-up et PME : Les moteurs de l'entrepreneuriat
Le secteur des start-up et des PME est perçu comme un nouveau vecteur du développement économique. Il est également pourvoyeur d’emplois et contribue au progrès socio-économique. Par une batterie de mesures exceptionnelles, l'Etat lui a accordé un intérêt particulier, conformément aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Ainsi, le domaine des start-up et des PME est devenu, ces dernières années, un levier important dans la diversification économique, permettant en plus de réaliser de la valeur ajoutée et de soutenir la croissance, de lutter contre le chômage des jeunes, surtout. Le Pr Kamel Oukaci, doyen de la Faculté des Secseg a bien voulu nous donner son analyse sur la nouvelle stratégie de l'Algérie dans le domaine des start-up, des PME et de l'entrepreneuriat.
D'après lu, le secteur privé prédomine de plus en plus dans la plupart des secteurs d'activités économique, suite à une batterie de mesures mises en place par l'Etat et aux différents dispositifs initiés par les autorités dans le cadre de la politique d'appui visant la promotion de ce secteur. Des mesures comportant surtout des facilités octroyées aux porteurs de projets de création d'entreprises.
A cela s'ajoutent les dispositifs, les fonds et les organismes d'appui, dont l'Ansej, Cnac, Fgar, Angem, les centres de facilitation, les incubateurs relevant du ministère en charge de la PME, les incubateurs des parcs technologiques et les incubateurs universitaires. Il a, par ailleurs, évoqué l'essor de l'entrepreneuriat grâce aux efforts qui ont permis à l'Algérie de réaliser de grandes avancées en termes de création d'entreprises.
En effet, l'Algérie occupe la deuxième place en Afrique en nombre de start-up en activité, selon le dernier classement des sites start-up Rankin, spécialisée dans le classement des start-up dans le monde, alors que sur le plan mondial, l'Algérie occupe actuellement la 18ème place sur 130 pays en matière de promotion de l'entrepreneuriat. Dans ce cadre, l'intervenant a affirmé, que l'Algérie se dirige vers la réalisation d'un véritable écosystème favorable à l'amélioration et à la valorisation de l'entrepreneuriat.
Le Pr Kamel Oukaci insiste sur la nécessité d'aller vers une économie diversifiée, en tenant compte des enjeux de la durabilité, la préservation de la biodiversité et l'économie verte. De son côté, Mme Taleb Soumia Chahinez, coordinatrice des CDE au niveau du ministère de l'Enseignement supérieur a souligné l'importance des centres de développement de l'entrepreneuriat (CDE), rappelant que la formation est un vecteur fondamental pour les porteurs des projets. «117 centres sont ouverts à travers le territoire national.
L'objectif est d'encourager les jeunes à concrétiser leurs projets sur le terrain, tout en insistant sur l'accompagnement et la sensibilisation », a-t-elle précisé. Plus de 12 000 porteurs de projets ont été formés durant cette année, où plus de 900 projets ont été acceptés à travers le CSVS de Nesda. Selon Taleb Soumia Chahinez, plusieurs exemples de start-up algériennes ont connu de prodigieuses success-stories à l'international.
Fondée par deux jeunes ingénieurs algériens à Oran, LabLabee est une start-up algérienne, spécialisée dans les télécommunications, déjà présente en France et vise désormais le marché américain. Pour financer son expansion dans ce pays, elle vient de lever des fonds d'amorçage aux États-Unis de 3,5 millions de dollars. « De tels succès sont le fruit de la politique du Président Tebboune qui ne cesse de réaffirmer que le développement de l'innovation et des start-up est une priorité nationale. L'objectif escompté est de booster l'économie nationale via la création de nouvelles entreprises. L'université est aussi appelée à jouer un rôle-clé afin de stimuler l'esprit d'entreprise : c'est l'une des compétences de base que les étudiants sont censés apprendre, selon la nouvelle stratégie du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Une étape importante pour cette start-up innovante basée à Oran et Paris », a écrit sur LinkedIn, l'ex-ministre de l'Économie de la connaissance, des Star-tup et des Micro-entreprises, Yacine Oualid, témoignant qu'il a été « constamment impressionné » par la vision et le talent des deux ingénieurs algériens, Samir Tahraoui et Mahfoud Sidi Ali Mebarek.
Les deux entrepreneurs et leur équipe ont mis en place, depuis qu'ils étaient étudiants en Algérie, une plateforme de pointe qui rend les technologies de télécommunications avancées accessibles dans le monde entier. Dans ce contexte, l'Algérie continue d'encourager les start-up et les micro-entreprises. Mme Marie Macha, originaire de France se dit épatée par les avantages accordés aux star-ut.
Passionnée de l'immobilier et de services haut de gamme, elle a lancé une conciergerie immobilière spécialisée dans l'amélioration du bien-être, notamment pour les propriétaires vivant à l'étranger. Pour elle, l'Algérie est un pays riche en opportunités, avec une diaspora importante qui souhaite investir sans avoir à gérer la complexité administrative et logistique à distance. Elle a pu développer une application digitale qui révolutionne la conciergerie en offrant un service complet, sur mesure et accessible à tous, du simple particulier à l'investisseur, tout en souhaitant valoriser son patrimoine immobilier.
Il s'agit d'une plateforme qui permet aux propriétaires et investisseurs de gérer leurs biens en toute sérénité. Nous proposons un accompagnement, clé en main, allant de la gestion locative à l'entretien et aux services de luxe, comme la mise à disposition de chefs privés, chauffeurs, services de sécurité ou encore l'organisation d'événements exclusifs ».
Ce qui différencie cette application, c'est son approche relation avec la clientèle, l'idée est de proposer un service haut de gamme, où tout est fait pour simplifier la vie des propriétaires et leur offrir une gestion 100% digitale et transparente.
La source : ELMOUDJAHED